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Contrat de recherche
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Responsabilité scientifique : Gwendal Roblin, doctorant au GRESCO-Poitiers
Contrat de recherche IRES-FO, 2023-2024
[1] Décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique.
Lucie Chevalier, doctorante au GRESCO-Limoges
1er mars 2021 – 29 février 2024, Financement CIFRE : ANRT / Gérontopôle Nouvelle Aquitaine
1er mars 2024 – 28 février 2025, IReSP – CNSA (Programme Autonomie) – Dispositif doctoral, financement d’une quatrième année de thèse.
Le secteur de l’aide à la personne rencontre une pénurie de main d’œuvre alors que le vieillissement de la population et la préférence des Français de vieillir à domicile sont devenus des enjeux cruciaux. Pour y faire face, différents acteurs institutionnels proposent de revaloriser « l’attractivité » de ce secteur par la mise en place d’innovations managériales et organisationnelles. Dans ce contexte, le Gérontopôle Nouvelle Aquitaine est porteur d’un programme intitulé « I-MANO » visant à favoriser la transformation organisationnelle des services d’aide à domicile. Démarré en 2019, il a permis de sensibiliser les dirigeants de quatorze structures à six approches managériales innovantes.
Cette thèse CIFRE s’intéresse à ce programme de réforme managériale qu’elle s’attache à analyser sous trois angles :
D’abord sous l’angle de la sociologie des politiques publiques. Il s’agit d’inscrire ce programme au sein d’un mouvement plus général de modernisation des services publics. La thèse formule l’hypothèse d’un déplacement de l’action publique, auparavant orientée davantage sur la formation des professionnelles et la mise en place de dispositifs pour les personnes dépendantes, vers la professionnalisation de l’encadrement et des directions. Il s’agit alors, à travers l’analyse des discours des experts et responsables du secteur mais aussi des rapports et études commandés par le gouvernement, d’expliquer la genèse d’un tel déplacement, ses modalités, les objectifs avancés, ainsi que la mobilisation des acteurs politiques et institutionnels impliqués.
Ensuite sous l’angle de la sociologie des organisations et du management. Il s’agit d’étudier la conception du programme, de son intention première à sa mise en œuvre auprès des structures du secteur de l’aide à domicile lors des formations délivrées aux responsables et aux personnels. L’enquête in situ permet d’observer les différents styles managériaux caractérisant les prestataires qui assurent ces formations. Les discours et normes véhiculés incitent les responsables et personnels de l’aide à domicile à plus d’autonomie et à davantage se responsabiliser selon une logique qu’on peut situer au croisement de deux univers : l’univers marchand et l’univers humaniste. Cette humanisation du management s’inscrit en écho aux valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire, ce qui facilite sa diffusion. Il s’agit donc d’observer comment prestataires d’un côté, cadres dirigeants, encadrants de proximité et intervenants de terrain de l’autre interagissent lors de ces formations où s’énoncent des normes managériales différentes de celles organisant aujourd’hui le secteur de l’aide à domicile et selon quelles stratégies les premiers cherchent à gagner l’adhésion des seconds.
Enfin, sous l’angle de la sociologie des cadres. La thèse cherche à rendre compte des réceptions et des résistances face au programme de réforme initié en s’intéressant aux trajectoires sociales et aux situations professionnelles vécues des dirigeant.es et des encadrants de proximité. L’analyse des effets du programme, tant sur l’organisation du travail que sur les représentations auxquelles il donne lieu, souligne l’ambivalence et la diversité des appropriations faites des formations. Grâce à un outil de Mesure d’Impact Social commandé par le Gérontopôle Nouvelle Aquitaine, les réceptions du programme sont également saisies. Cette thèse repose ainsi sur une analyse d’un corpus documentaire composé de la littérature professionnelle du secteur et des différents textes et rapports législatifs de rapports officiels et sur une enquête ethnographique mêlant observation participante des formations, visites des services et entretiens longitudinaux avec les directions et les promoteurs de ces innovations. Des données quantitatives recueillies auprès des professionnels d’encadrement de proximité et de terrain complètent l’approche qualitative.
Guillaume Teillet
Wenceslas Lizé, GRESCO-Poitiers
Financé par le Fonds National pour la Science Ouverte (37 476 euros).
Partenariat entre la revue bilingue Biens symboliques / Symbolic Goods, la COMUE Université Paris Lumières et la plateforme Open Edition.
Le projet OPEN-SHS vise à assurer la pérennité de la revue Biens symboliques/Symbolic Goods en rendant possible son intégration en tant que dispositif pilote au sein de la stratégie de science ouverte de l’Université Paris Lumières. Dès 2022, le projet fixe à la revue une double mission d’innovation et de transmission en direction de l’espace éditorial francophone.
1) Consolider l’existence de la revue Biens symboliques et ses pratiques de science ouverte. Pour ce faire, une «éditrice Science ouverte » a été embauché et son contrat prolongé pour couvrir la durée du projet. Plusieurs critères du Comité pour la Science Ouverte non encore atteints au début du projet ont été complétés.
2) Devenir un moteur de la stratégie science ouverte de l’UPL notamment en continuant d’innover en matière de traduction multilingue et de diffusion internationale. Pour ce faire, nous avons organisé le Premier symposium européen des revues de SHS, centré sur les thématiques suivantes : 1) Ethics, Transparence and Expertise in academic journals, 2) Translation Practices in SSH journals, 3) Journals’ Sustainability and Open Access, 4) Interdisciplinary Challenges et 5) Multilingualism.
Nous avons également rédigé la partie Science ouverte de la réponse de l’Université Paris Lumières à différents appels à projets de grande ampleur. Enfin, nous avons collaboré dans le domaine de la traduction multilingue avec l’infrastructure Opera, plus précisément avec le SIG for Multilingualism coordonné par Delfim Leão (University of Coimbra).
3) Transmettre les expériences et connaissances en science ouverte, notamment au sein de l’écosystème francilien d’UPL et du Campus Condorcet (écoles doctorales, revues, etc.). Pour répondre à cet objectif, une rubrique Science ouverte » a été inaugurée dans le n°12 de Biens symboliques/Symbolic Goods (https://journals.openedition.org/bssg/1364) et quatre séances du séminaire en ligne « Open-SHS » ont été organisées sur la durée du projet.
Loïc Le Minor
Financement FIRAH
Fabienne Montmasson-Michel, GRESCO-Poitiers
Olivier Masclet, GRESCO-Limoges
Projet financé par le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture.
Thomas Amossé, Olivier Masclet, Qui regarde encore la télévision aujourd’hui ?, Rapport pour le Ministère de la culture (DEPS), février 2023, 67 p.
La question de savoir qui regarde encore la télévision aujourd’hui ne peut amener une réponse fermée sur la seule consommation des chaînes classiques. Ce rapport propose plus largement de questionner les logiques de consommation à domicile de contenus télévisuels, qu’ils aient pour source la grille des programmes ou les plateformes et autres services numériques. Pour cela, il opère un triple déplacement, dont les résultats sont progressivement présentés dans le rapport. Le premier déplacement tient aux matériaux empiriques que nous avons utilisés : nous nous sommes certes centralement appuyés sur l’enquête Pratiques Culturelles de 2018, mais avons également analysé les données d’une post-enquête que nous avons réalisée à l’été 2021 (30 entretiens réalisés au domicile) et du Panel Médiamat établi par Médiamétrie (pour 2018). Cette confrontation est au cœur de la première partie, où l’on s’interroge sur les enjeux sociaux du temps télévisuel à partir d’une analyse des durées télévisuelles déclarées, racontées et mesurées. Le second déplacement, de nature méthodologique, tient à la prise en compte non des seules fréquences et durées d’écoute de la télévision mais d’une diversité de pratiques et rapports aux pratiques. La mise en évidence, par des analyses factorielles, d’un espace et d’une typologie de configurations d’usages permet de questionner l’existence de styles télévisuels « populaires » et « cultivés », et plus largement du lien entre pratiques télévisuelles et condition sociale. Enfin, le troisième déplacement suppose de revenir sur les choix effectués dans le questionnaire de l’enquête Pratiques culturelles, en s’appuyant notamment sur la post-enquête, pour étendre la définition de la télévision. La télévision de grille, traditionnelle, est ainsi analysée aux côtés de la télévision hybride et de la télévision hors grille, ce qui permet de réinterroger la thèse de rupture générationnelle la concernant.
Marie-Hélène Lechien
Convention entre la Caisse d’Allocations Familiales de la Haute-Vienne et l’Université de Limoges) (avec Pierig Humeau et Emilie Mouriéras)
Cette recherche, fondée sur un travail statistique, des observations et des entretiens, s’inscrit dans le prolongement d’autres recherches montrant que ces dispositifs sont essentiellement appropriés par des femmes. Peut-être plus mixte socialement que d’autres, il permet plusieurs usages (loisirs légitimes parents-enfants; possibilité pour les femmes de « se poser » dans un lieu encadré et gratuit avec leurs enfants – certes célébrés mais « encombrants » -, voire de gérer par de petits collectifs des formes d’abattement; ressources pour se placer du bon côté des normes éducatives; ressources pour tester un projet de reconversion professionnelle). S’il contribue à réassigner les femmes à la maternité, ses usages doivent être ré-inscrits dans les trajectoires et les temporalités de celles qui y participent.
Responsabilité scientifique : Ludovic Gaussot
Financée par la Ligue nationale contre le cancer.
Il s’agit de suivre les personnes atteintes de cancer dans l’expérience qu’elle font de la maladie et des soins, en étudiant également de près la place que les proches, les aidants éventuels, prennent dans cette gestion de l’expérience.
Hugo Dupont, GRESCO-Poitiers
Recherche qui a reçu le soutien financier de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP, 3 000€) et de l’Institut de Recherche et d’Etudes en Santé Publique (IRESP, 10 000€).
Recherche ayant reçu un prix : le Trophée Recherche handicap 2020 du consortium de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges d’une valeur de 10 000 €.
Dans les années 1960 et 1970, les établissements avec hébergement, qu’ils soient, psychiatriques, judiciaires, sociaux ou médico-éducatifs, ont fait l’objet de nombreuses critiques et remises en question mobilisant des arguments d’ordres sociologico-éthiques, psychothérapeutiques et psychanalytiques ainsi qu’économiques et financiers. Depuis, nous assistons au développement d’un certain nombre de dispositifs intermédiaires qui ne relèvent pas de la forme de l’institution totale et qui répondent à l’injonction européenne de désinstitutionnalisation de la personne handicapée. L’unité de lieu et de personnel encadrant le « reclus » est ainsi remise en question au profit d’une prise en charge éclatée entre plusieurs dispositifs institutionnels ayant chacun un rôle et une compétence précise. Se constitue alors une division sociale du travail sur autrui entre différents dispositifs ayant chacun un objectif différent mais qui se pensent comme complémentaires.
Cette préoccupation de la division du travail sur autrui se pense en même temps qu’une volonté de mise en réseau des acteurs et des dispositifs d’accompagnement de différents secteurs. D’un côté nous trouvons une despatialisation et une démultiplication des modalités de prises en charge et des professionnels accompagnant. De l’autre, nous voyons se dessiner la volonté d’une réunification de la prise en charge.
Modifier l’offre des établissements spécialisés pour en assouplir et horizontaliser les accompagnements tout en proposant davantage de services de proximité suffit-il ou permet-il réellement de désinstitutionnaliser le handicap ? Ne sommes-nous pas en train de passer d’une forme d’institutionnalisation du handicap particulière (ségrégative) à une autre (intégrative) sans pour autant être parvenu à sortir les personnes handicapées de leur position liminale (Van Gennep, 1981 ; Turner, 1990 ; Murphy, 1993 ; Blanc, 2006, 2010, 2017 ; Stiker, 2017) c’est-à-dire en continuant plus ou moins malgré nous à leur imposer un marqueur identitaire qui les assigne à une place, symbolique certes, mais tout de même particulière ?
Nous nous intéresserons à des enfants, adolescents ou jeunes adultes qui devraient être en établissement spécialisé ou qui l’ont été ou qui le sont encore et qui expérimentent une forme partielle ou complète de déségrégation par des pratiques de maintien ou de retour au sein des institutions ordinaires de socialisation.
Responsabilité scientifique : Ludovic Gaussot
Financée dans le cadre du contrat de plan CPER-FEDER.
Cette recherche étudie la maladie chronique en terme de carrière, en prenant empiriquement comme exemple le cancer, l’alcoolodépendance et le diabète.
Responsabilité scientifique : Ludovic Gaussot
Financée par la fondation Pfizer, le GIS Institut du genre et la Fondation pour la recherche en Alcoologie.
Cette recherche prolonge la recherche sur les étudiants en remontant aux années lycées/apprentissage
Co-responsabilité scientifique : Ludovic Gaussot
Financée par le Cancéropôle Grand Ouest.
Il s’agit d’étudier la place que la prise en charge du cancer prend dans l’activité totale des médecin généralistes
Responsable de l’axe sociologique : Ludovic Gaussot
Coordonnée par I. Ingrand, financée par l’IRESP et l’INCA et soutenue par l’ARS.
Serge Ebersold
Hugo Dupont, GRESCO-Poitiers
Recherche menée au sein du Groupe de Recherche sur le Handicap, l’Accessibilité et les Pratiques Educatives et de Scolarisation (GRHAPES, EA 7287), dirigée par Serge Ebersold et financée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
A l’image du GEVA, le GEVA Sco est un support règlementaire à la mise en place du droit à compensation des conséquences du handicap qui ne se substitue ni au droit à réparation, ni au droit à l’accessibilité, mais participe du plan personnalisé de compensation ouvrant droit à une prestation de compensation. Il comble l’absence de support d’évaluation nécessaire à la mise en œuvre de réponses appropriées aux demandes d’aide (notamment d’auxiliaires de vie scolaires) liées à la scolarisation et à la coopération entre les acteurs des MDPH, de l’éducation nationale et du secteur médico-social, soulignée par plusieurs groupes de travail.
Grâce à une approche à la fois qualitative (environ 30 observations et 100 entretiens) et quantitative (traitement statistique de plus de 3 000 dossiers d’élèves à besoins éducatifs particuliers), le projet entend cerner les modalités d’appropriation du GEVA Sco par les acteurs impliqués dans la scolarisation d’élèves à besoins éducatifs particuliers, ainsi que ses atouts et ses faiblesses. Il s’intéresse notamment à ce titre aux apports de l’outil en termes d’évaluation des besoins et de préconisations, ainsi qu’en termes d’appréhension de l’effet capacitant des aides humaines, pédagogiques et techniques. Il se concentre également sur la question de la coopération entre les acteurs impliqués dans le processus ainsi que sur la question de la mobilisation de l’élève et, le cas échéant, de sa famille.
Responsabilité scientifique : Ludovic Gaussot
Financée dans le cadre de l’appel à projets « Prévention, drogues & société », émanant de l’ex Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT aujourd’hui MILDECA), de l’Institut national du cancer (INCa) et de l’Université Paris 13 Nord. L’IREB a contribué au financement de cette recherche.
Il s’agit dans cette recherche d’étudier la construction et la transmission, également la transformation, juvénile et familiale du rapport aux produits psychotropes