Soutenance de thèse – 16/9 : Modibo BAH, « Enquête ethnographique sur le devenir des étudiants migrants maliens : rester en France ou rentrer au Mali ? »

Le 16 septembre 2022, Modibo BAH soutiendra sa thèse intitulée « Enquête ethnographique sur le devenir des étudiants migrants maliens : rester en France ou rentrer au Mali ? » La soutenance aura lieu le 16 septembre 2022 à 14 h à la MSHS soit en salle Mélusine ou la salle des conférences, Bâtiment A5 5, rue Théodore LEFEBVRE à Poitiers. La soutenance sera suivie d’un pot.

Le jury est composé de :

Abdoul-Hameth BA, Maître de Conférence HDR en géographie, Université d’Évry, examinateur.

Tamba DOUMBIA, Professeur de Sciences de l’Education, Université de Bamako, directeur de thèse.

Henri ECKERT, Professeur émérite de sociologie, Université de Poitiers, directeur de thèse.

Françoise LORCERIE, Directrice de recherche émérite au Cnrs, Sciences politiques, Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam), Aix-en-Provence, rapporteure.

Naïk MIRET, Maîtresse de Conférence HDR en Géographie, Laboratoire Migrinter (UMR 7301) Université de Poitiers, examinatrice.

Idrissa Soïba TRAORÉ, Professeur de Sciences de l’Education, Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, rapporteur de la thèse.

 

Résumé de la thèse :

Cette thèse donne à voir les coulisses de la mobilité étudiante internationale sud-nord à travers le cas des étudiants migrants maliens. Elle documente, questionne et analyse les contextes de cette migration, ses formes et son évolution, mais également les circonstances et les pratiques qui conduisent les étudiants maliens à faire le choix de rester en France ou de rentrer au Mali une fois leurs études finies.

La recherche repose sur une enquête ethnographique, par observation et par entretiens biographiques (près de 150), menée en France (Paris, Poitiers, Limoges, Orléans) et au Mali (Bamako). Cette manière de procéder permet de suivre la carrière migratoire de la population enquêtée jusqu’à l’insertion professionnelle et sociale de chacun. Nous avons dégagé quatre profils-types de carrières migratoires étudiantes, croisés avec trois contextes de départ en migration depuis le pays d’origine, nettement différenciés au plan politique, socioéconomique et culturel. Ces facteurs influencent fortement les parcours et permettent de construire un tableau de douze clusters de carrières. Les ressorts personnels ou interpersonnels des étudiants sont également mis en lumière par l’exploration du vécu des étudiants migrants, séquence après séquence : les conditions de départ ; l’arrivée en France ; le séjour d’études et son possible prolongement ; la rupture du cursus scolaire le cas échéant.

La thèse donne à voir aussi bien les fortes contraintes subies par les étudiants migrants que les ressources activées, comme la possibilité de s’approprier des règles, des lieux, d’aider ses pairs et de s’organiser collectivement. Inscrite dans la matérialité du quotidien, elle prend en compte l’ensemble des temps vécus par les étudiants migrants, qu’ils soient ordinaires (préparer ensemble un repas et déjeuner) ou exceptionnels (anniversaire, baptême d’un enfant, un mariage civil et/ou religieux).

Cette recherche rapporte de l’intérieur le vécu d’étudiants migrants. L’analyse thématique met en lumière les trois dimensions qui structurent l’expérience des étudiants migrants et peuvent former un autre projet pour leur vie, à savoir : le travail (un emploi stable) l’affectif (une vie affective) et le rapport au temps.

La première partie de la thèse est méthodologique. Elle expose la démarche d’enquête, les options théoriques retenues et la construction du questionnement. La seconde partie consiste en une chronique ethnographique de la vie quotidienne d’étudiants migrants malien. La troisième enfin rapporte quelques parcours particuliers, hors norme mais très significatifs.

 

 

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