Soutenance de thèse – 16/12 : Ibrahima DIALLO, « Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles saisonniers en France : exploitation, résistances, solidarités »

Le 16 décembre 2020, Ibrahima DIALLO soutiendra sa thèse intitulée : « Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles saisonniers en France : exploitation, résistances, solidarités« .

La soutenance se déroulera le 16 décembre à partir de 13h30 à l’Hôtel Fumé, à l’Université de Poitiers. En raison de la situation sanitaire, le public ne pourra assister à la soutenance que par visioconférence. Voici le lien qui permettra d’accéder à la soutenance :

https://univ-poitiers.webex.com/univ-poitiers/j.php?MTID=m78c579fe08b7b095753fce2dcad413a9

Numéro de la réunion (code d’accès) : 174 559 9983

Mot de passe de la réunion : U4NmrkRNC87

Résumé de la thèse

Depuis 1990, des migrants venus d’Europe orientale et d’Afrique, parfois en situation irrégulière, mais aussi étudiants d’origine étrangère ou travailleurs migrants, répondent à une demande de main-d’oeuvre dans des secteurs d’activités qualifiés de 3D (dirty, demanding and dangerous) tels que l’agriculture, le bâtiment ou la confection (Réa et Tripier, 2003). Une « immigration en chaîne » se met alors en place, qui s’appuie sur les réseaux ethniques. C’est dans ce contexte d’une « immigration en chaîne », voire d’une migration d’installation, que s’inscrit la présence des migrants issus d’Afrique subsaharienne dans le secteur des travaux agricoles saisonniers. Mais qui sont ces migrants ? Comment accèdent-ils aux travaux agricoles saisonniers ? Quelles sont les relations qui les lient à leurs employeurs ? Quelles relations entretiennent-ils entre eux ? Cet ensemble de questions repose finalement sur une seule : comment les enjeux de confiance et de défiance affectent-ils les relations entre les différents protagonistes ? Cette thèse a donc pris pour objet d’étude les travailleurs agricoles saisonniers issus d’Afrique subsaharienne. Elle montre, d’une part, comment confiance et défiance impactent les relations entre les saisonniers subsahariens et leurs employeurs et, d’autre part, comment les contours des relations sociales internes sont dessinés par les mécaniques de la solidarité. Cerner les rapports sociaux en jeu dans le contexte des travaux agricoles saisonniers a nécessité de construire cette recherche à partir d’une enquête à caractère ethnographique conduite en trois lieux distincts : en Champagne (vignes), en Bretagne (haricots cocos de Paimpol) et dans le Poitou (melons). Le terrain s’est étendu tant aux lieux d’exercice du travail des saisonniers subsahariens qu’aux logements ou espaces de vie dans lesquels ces travailleurs se meuvent. Divers matériaux d’enquête ont ainsi été mobilisés dans le cadre d’une observation participante : entretiens, photographies et notes consignées dans notre journal de terrain.

Jury :

Henri ECKERT. Professeur émérite de sociologie, Université de Poitiers – Directeur de thèse.

Annie LAMANTHE. Professeure de sociologie, Aix-Marseille Université – Examinatrice.

Adelina MIRANDA. Professeure d’anthropologie, Université de Poitiers – Examinatrice.

Swanie POTOT. Chargée de recherches en sociologie habilitée à diriger des recherches, CNRS – Rapporteure.

François PURSEIGLE. Professeur de sociologie, Institut National Polytechnique de Toulouse et chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris – Rapporteur.

Aly TANDIAN. Professeur de sociologie, Université Gaston Berger de Saint-Louis, Sénégal – Examinateur.

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