RISCH Michaël

Docteur en sociologie de l’Université de Limoges

Publications

RAPPORTS DE RECHERCHE UNIVERSITAIRES

– M. Risch (sous la direction de Yvon Lamy et de Francis Marchan), Les agriculteurs, la sécheresse et le Limousin. Rapport pour la Chambre régionale d’agriculture du Limousin, 2008.

– M. Risch (sous la direction de Yvon Lamy et de Francis Marchan), Programme expérimental de réduction du risque radon dans l’habitat privé Limousin. Enquête sociologique. Rapport pour le Conseil régional du Limousin, le GRSP et l’ASN, 2010.

COMMUNICATIONS ORALES – JOURNÉES SCIENTIFIQUES

– M. Risch., « Les transferts de technologie à l’université, dans le domaine des biotechnologies. Le cas de l’Auvergne. » Journées scientifiques du Centre Pierre Naville : « Biotechnologies et sociologie : pour une vision intégrative », Université d’Évry, les 5 et 6 octobre 2006.

THÈSE DE SOCIOLOGIE :

Titre : Scientifiques, institutionnels, sociétés privées : les transferts de technologie dans les biotechnologies et l’agroalimentaire. Le cas de l’Auvergne.

Direction : Yvon LAMY

Mots clés : transferts de technologie ; université ; cellule de valorisation ; biotechnologies ; recherche fondamentale ; R&D ; start-up ; Commission européenne ; État ; collectivités territoriales ; compétitivité ; industrie agroalimentaire ; marché ; OGM

Résumé :

Les sciences du vivant et de la biotechnologie constituent de nos jours la nouvelle économie de la connaissance, à la suite des technologies de la communication. De part les enjeux que ces domaines représentent pour notre société et leur impact sur notre économie, de vastes débats publics ont été engagés, au cours desquels ont été soulevé maintes questions sur les plans politiques et sociétaux. Le débat engagé en Europe autour de ces questions a mobilisé un vaste pan de l’opinion publique et a produit dans son sillon un élan en faveur de l’innovation biotechnologique. En revanche, un effet de zoom s’est produit par la même occasion sur les organismes génétiquement modifiés, avec une focalisation du citoyen autour de ce thème. La Commission européenne a élaboré des choix politiques vigoureusement orientés vers l’avenir : l’Europe a su prendre la ‘balle au rebond’, en se demandant non pas s’il fallait ‘entrer dans la course’, mais de quelle manière répondre aux enjeux posés par les sciences du vivant et les biotechnologies. La première phase de la recherche retrace les étapes qui font naître un produit au sein d’un laboratoire de recherche en biotechnologies et lui font prendre une forme concrète commercialisable : les impétrants, titulaires d’un doctorat, mettent au point des procédés lors de leur travail universitaire de thèse et les développent en créant leur société. Ces derniers ont été soutenus par des organismes d’État déconcentrés et les collectivités territoriales. Notre attention s’est portée sur tous les acteurs représentant les structures accompagnant un chercheur, porteur de projet, souhaitant créer sa start-up. La deuxième partie de thèse est consacrée aux transferts technologiques se produisant à l’intérieur d’un groupe agroalimentaire privé. Plusieurs chaînes opératoires d’innovations ont été analysées, mettant en relief le rôle prépondérant joué par le marché. Ce dernier commande la science, dans la mesure où aucune recherche n’est effectuée au hasard et doit répondre à des exigences économiques. D’un point de vue macro-social, les transferts technologiques décrits ne cessent d’interroger les consciences et poussent à la méfiance : les avancées des recherches sont telles, qu’elles ont de nos jours en main le pouvoir de modifier l’espèce humaine et l’évolution de notre société. Science et société sont plus que jamais liées par un sentiment ambivalent, mêlant autant admiration que méfiance. Une réflexion sur la perception sociale des produits et procédés, issus des transferts de technologie dans le domaine de la génomique, est menée. Pour mieux saisir l’ampleur de la controverse, ont été observés les mouvements de contestations qui se sont produits contre les essais en plein champ de maïs génétiquement modifié. Les séances d’arrachages de plans de maïs transgéniques interrogent sur les enjeux sociétaux en question, les normes véhiculées de part et d’autre et sur l’image ambiguë des chercheurs. La place tenue par le consommateur dans les processus de transferts technologiques empêche la diffusion libre de l’innovation biotechnologique, et impose une consultation au préalable : la science organise des journées pour démocratiser l’information scientifique, qui d’emblée n’est pas recevable par le grand public. Ces faits questionnent la légitimité de la science et l’autonomie de cette dernière : c’est tout le rapport entre Science, Industrie, État et Société qui est remis en question.

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