PLUMART Virginie

Docteure en sociologie, Université de Limoges

virginie.plumart@orange.fr

Thèse de sociologie :

Titre : Le consentement au prélèvement, entre régulation étatique et initiative associative. La Fédération des Associations pour le Don d’Organes et de Tissus humains dans le système des transplantations : mobilisation, débat public, représentations (1974-2011).

– Soutenance le 10 décembre 2012 à Limoges.
Jury : Philippe Steiner, Christian Baudelot (Rapp.), Dominique Memmi, Patrice Pinel (Rapp.), Yvon Lamy (dir.).

Résumé :

S’inscrivant dans l’axe 2 du projet scientifique du GRESCO (Connaissance du social : catégories de pensée, catégories de l’action ), et dans la continuité d’enquêtes précédemment réalisées auprès de militants crématistes et pour le « droit de mourir dans la dignité », la thèse se propose d’étudier la mobilisation autour des prélèvements d’éléments du corps humain à visée thérapeutique opérée par la Fédération des Associations pour le Don d’Organes et de Tissus humains (France ADOT) née en 1969, avant que le phénomène dit de « pénurie d’organes » ne devienne un enjeu de santé publique dont il a participé à l’élaboration.

Dans un premier temps, partant de la naissance de l’association et allant jusqu’à la période actuelle, dans une approche sociohistorique basée sur l’examen des archives de l’association (et secondairement sur des documents parlementaires) nous verrons :

– dans quelles conditions un tel mouvement a pu émerger ;

– s’est structuré aussi bien sur un plan idéologique, morphologique que dans les relations entretenues avec d’autres acteurs (fédération des donneurs de sang – corps médical – pouvoirs publics) ;

– comment il a évolué :

  • d’un côté par rapport aux évolutions scientifiques et législatives (tout particulièrement en matière de « consentement » et selon la place laissée aux familles des personnes décédées dans le processus de décision),
  • de l’autre en fonction de la mainmise de plus en plus importante de l’Etat non seulement sur le contrôle et la gestion des activités médicales liée aux transplantions mais également à l’échelle de la communication centrée sur le « don » ciblant le grand public –(mission dont entre les années 1970 et le début des années 1990, France ADOT avait réussi à acquérir (puis conserver) le (quasi) monopole-) .

Dans un second temps, après avoir ciblé les caractéristiques sociodémographiques des bénévoles contemporains, des enquêtes effectuées par entretiens et par questionnaire nous permettront de comprendre leurs logiques d’engagement diversifiées, de cerner leurs représentations du corps, de la mort et du « don ».

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