LALAMI Feriel

Docteure en sociologie de l’Université de Poitiers

ferielf@aol.com

Publications :

OUVRAGE SCIENTIFIQUE

Les Algériennes contre le code de la famille. La lutte pour l’égalité, Paris, Presses de Sciences Po, 2012.

ARTICLES DANS DES REVUES À COMITÉ DE LECTURE

– « Algérie, pause dans les mobilisations féministes ? », Nouvelles questions féministes, n° 33-2, 2014.

– « Les révoltes dans les pays arabes : la place des femmes », Raison présente, n° 181, 1er trimestre 2012, p. 55-61.

– «Enjeu du statut des femmes durant la période coloniale en Algérie». Nouvelles questions féministes, 2008, Vol 27, n°3, p.16-27.

– «Les amendements au code de la famille algérien : une réforme en trompe-l’œil». Confluences Méditerranée, n°59, Automne 2006. p.23-30.

CHAPITRES D’OUVRAGES

– « La construction de la cause de l’égalité entre homme et femme en Algérie », Azzoug M., Veauvy C. (dir), Femmes, genre, féminismes en Méditerranée, Saint-Denis, Éditions Bouchène, 2014.

– « Le football féminin en Algérie, une transgression ? », in Lydie Bodiou, Marlaine Cacouault-Bitaud et Ludovic Gaussot (dir.), Le genre entre transmission et transgression, Rennes, PUR, 2014.

– «Le code de la famille frein aux dynamiques sociales en Algérie et effets sur les migrantes». In CRDTM (coord. par), Genre et développement. Paris : L’Harmattan, novembre 2008.

– «Femme dans la guerre et En écho à un itinéraire». Nicolas Bancel dir. De l’Indochine à l’Algérie, la jeunesse en mouvements des deux côtés du miroir colonial 1940-1962. Paris : La Découverte, 2003. p.94-111.

NOTICES DE DICTIONNAIRES

– « Crimes d’honneur », « Polygamie », « Polyandrie », Dictionnaire des sexualités, Robert Laffont, collection Bouquins, 2014.

RECENSION

– Pascale Barthélémy, Africaines et diplômées à l’époque coloniale (1918-1957), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 345 p., Travail, genre et sociétés, n°33/2014.

COMMUNICATIONS ORALES

– «Algérie, pause dans les mobilisations féministes? », Journée d’études Itinéraires croisés : genre, féminismes et politique, Les quarante vies du Centre d’études féminines et d’études de genre de Paris 8 (1974-2014), Paris, 28 mars 2014.

– «Enjeux des luttes contre le code de la famille en Algérie et approche sociopolitique des textes consacrés aux femmes du Maghreb dans la revue Peuples méditerranéens », Colloque international Méditerranée-Mondialisation. Hommage à Paul Vieille. Paris, 29-30 novembre 2013.

– «Femmes algériennes, de la violence tue à la violence parlée. Les centres d’écoute». Communication présentée au colloque Violence ? Parlons-en parlons nous ! Etat des lieux des discours et des pratiques. Arles 29-31 octobre 2009.

– «Le football féminin en Algérie, une transgression ?» Communication présentée au colloque Interdits et Genre, Tours, 15 et 16 mai 2009.

THÈSE DE DOCTORAT

– LALAMI F., Le mouvement des femmes en Algérie : stratégie de lutte contre le code de la famille. Thèse de doctorat de sociologie, Université de Poitiers. Jury : M. Cacouault-Bitaud (directrice), Hafidha Chekir, Jules Falquet, Janine Mossuz-Lavau (présidente), Érik Neveu (rapporteur), Nourredine Saadi (rapporteur)

Résumé de thèse :

L’adoption en 1984 du code de la famille révèle le statut que l’Etat assigne aux femmes. Cette loi est le fondement juridique sur lequel repose explicitement la relation de domination imposée aux femmes puisqu’elle mentionne le « devoir d’obéissance » de l’épouse.

Dans la contestation de l’adoption de la loi sur les rapports familiaux les associations de femmes vont

  • démonter le mythe de l’égalité acquise par la participation des femmes à la lutte de libération et garantie par la Constitution
  • construire la question de l’égalité entre hommes et femmes.

Le but de la recherche consiste à analyser les stratégies collectives et individuelles mises en œuvre dans les actions contre le code de la famille à partir des discours, formes d’organisation et des pratiques des associations de femmes en Algérie.
Quels vont être les modèles historiques dont elles vont se réclamer ?
Comment le mouvement va élaborer son identité, son autonomie, ses tactiques d’alliance, d’opposition dans un champ où il y a une forte imbrication de la sphère politique et religieuse ? Dans ce contexte le mouvement évite d’aborder de front la question des rapports sociaux de sexe se référant plutôt à des concepts universels : citoyenneté, égalité.

Le découpage chronologique choisi correspond au premier jalon de l’adoption de la loi en 1984 jusqu’à sa révision en 2005.
A l’intérieur on trouve deux séquences :

  • la séquence des mobilisations collectives jusqu’en 1992 pour la citoyenneté à part entière. L’argumentaire relève de la légitimité historique et du légalisme, arrière-plan normatif qui sous-tend les revendications. Le mouvement s’inscrit dans les luttes pour un Etat de droit où le principe de l’Egalité doit trouver une effectivité.
  • à partir de 1992 le mouvement autonome des femmes traverse la période de violences politiques, qui va mettre à mal ses frontières. Le pouvoir algérien va utiliser la question des « femmes algériennes » pour se légitimer, notamment au plan international. Des associations de femmes vont focaliser leur discours sur la lutte contre l’islamisme comme priorité absolue en perdant de vue la revendication autour du statut personnel. Dans cette période on assiste à l’institutionnalisation de la question et vont émerger des figures féminines (fémocrates), dans un contexte de développement du discours sur le genre dans les organisations internationales.

En 2005 la révision du code de la famille est un compromis bien en deçà de la revendication centrale du mouvement : abrogation du code de la famille et pour des lois égalitaires.

La séquence du reflux du mouvement oppositionnel, voire de sa dépolitisation, va paradoxalement être le temps de la publicisation de thèmes qui intéressent directement les rapports de domination, notamment à travers le traitement des violences faites aux femmes dont les politiques publiques vont se saisir en les traitant comme des problèmes sociaux.

Les mouvements de femmes ont imposé dans le débat politique l’idée d’un nécessaire changement dans le statut des femmes. Quelle sorte de féminisme a émergé ?

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