Conférences « Débats sociologiques » de Limoges (2012)

Inscrites au programme des étudiants de licence 3 de sociologie, ces conférences sont ouvertes à toutes les personnes intéressées. Elles se tiendront en amphi Vareille les jeudis 2 et 9 février, 15 et 29 mars, 12 avril entre 14h00 et 16h00 à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Limoges, Campus Vanteaux, 39 E rue Camille Guérin, Limoges (Bus n°10 arrêt Vanteaux).

Renseignements complémentaires auprès de marie-pierre.pouly@unilim.fr

JEUDI 2 FÉVRIER 2012, 14h-16h, Amphi Vareille

Pascal Marichalar : « Prévenir ou produire. Autonomie et subordination dans la médecine du travail (France – 1970-2010) »

Les travaux de Pascal Marichalar mettent en lumière la faillite du système français de prévention des atteintes professionnelles à la santé. La combinaison du dépouillement d’archives inédites et d’une enquête ethnographique multi-sites auprès de praticiens en activité met en évidence les variations de l’autonomie face aux injonctions patronales selon le contexte d’exercice. La coexistence apparente de l’autonomie et de la subordination passe toujours par la distinction pratique entre un côté « médical » de l’activité (sur lequel les praticiens disposent en droit d’une indépendance totale) et un côté « administratif » (sur lequel la subordination est légitime).

Pascal Marichalar est postdoctorant en sociologie au CNRS.

JEUDI 9 FÉVRIER 2012, 14h-16h, Amphi Vareille

Frédéric Lebaron : « La crise de la croyance économique »


Poursuivant les travaux amorcés dès sa thèse proposant une sociologie cognitive des économistes et du champ de l’économie, Frédéric Lebaron prend pour objet les «croyances» des économistes, qui, à l’instar des politiques économiques libérales qu’elles soutiennent, ne semblent pas avoir été ébranlées par les événements qui leur ont pourtant infligé un démenti cinglant.

Frédéric Lebaron est professeur de sociologie à l’université d’Amiens.

CYCLE « FAMILLE ET FAMILIALISME »

JEUDI 15 MARS 2012, 14h-16h, Amphi Vareille

Michel Nassiet : « La violence. Une histoire sociale »


Empruntant les outils conceptuels de la sociologie, l’historien Michel Nassiet explique la diminution progressive des homicides, tout particulièrement du duel, par le déclin à l’attachement aux groupes, spécialement aux groupes de parenté du type des communautés confessionnelles, attachement qui justifiait auparavant une solidarité indéfectible de l’individu et un intransigeant devoir de défense d’un honneur perçu comme collectif. L’ouvrage montre ainsi l’affaiblissement des liens de parenté et le resserrement concomitant du lien conjugal, ainsi que la relativisation et l’individuation de l’honneur, portées par une aspiration nouvelle à l’épanouissement individuel.

Michel Nassiet est professeur d’histoire à l’université d’Angers.

JEUDI 29 MARS 2012, 14h-16h, Amphi Vareille

Sandrine Garcia : « Mères sous influences. De la cause des femmes à la cause des enfants »


Comment est-on passé de la toute-puissance parentale à l’encadrement des parents par les professionnels de la santé et de l’éducation ? De la dénonciation, avec le MLF (Mouvement de libération de la femme), de la « maternité esclave » à la culpabilisation des mères ? Sandrine Garcia identifie plusieurs mécanismes articulés autour de la question de l’autorité scientifique et morale. Revisitant la lutte pour la régulation des naissances, elle met en lumière la manière dont l’éthique médicale s’est laïcisée en matière de procréation, et la ressource qu’a constitué l’expertise psychanalytique pour les médecins promoteurs de la régulation des naissances.

Sandrine Garcia est maître de conférences de sociologie à l’université Paris Dauphine.

JEUDI 12 AVRIL 2012, 14h-16h, Amphi Vareille

Rémi Lenoir : « Généalogie de la morale familiale »


La famille constitue à la fois une structure cognitive, qui permet de penser le monde social, et une structure sociale selon laquelle l’ordre social est lui-même construit et tend à se perpétuer. Ce faisant, ce sont à la fois les représentations ordinaires et les représentations savantes, l’histoire politique, et les disciplines d’État comme la généalogie ou la démographie, qui sont examinées par Rémi Lenoir. Elles participent toutes ensemble à la fois du travail d’institution de la famille et de la sociogenèse de l’inconscient familialiste.

Rémi Lenoir est professeur émérite de sociologie à l’université Paris I.

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