KOGUT-KUBIAK Françoise

(CEREQ Marseille)

Evolution et positionnement du CAP dans la structure des diplômes avant la réforme de la voie professionnelle

Le Céreq a développé depuis plus de 20 ans une base de données sur les diplômes de l’enseignement technique et professionnel (REFLET) où sont répertoriés, entre autres, les diplômes des niveaux V à III délivrés par les ministères de l’Education nationale et de l’Agriculture. Les premiers diplômes enregistrés dans la base datent de 1943, tandis que les premières données statistiques sur les effectifs en formation et le nombre de diplômés sont disponibles à partir de la fin des années 60 (1969 pour le BEP, 1979 pour le CAP…). L’originalité de Reflet repose sur sa dimension historique puisque chaque diplôme dispose d’une « généalogie » permettant d’identifier son ancêtre ou son successeur et ainsi de reconstituer des séries statistiques pour chaque diplôme.

Reflet offre donc la possibilité de suivre sur une trentaine d’années l’évolution des diplômes en termes de nombre de spécialités, de flux de formés, de publics concernés mais aussi d’analyser cette évolution au regard de la structure de l’offre de certification existante.

A l’appui d’une exploitation spécifique des données de Reflet, nous nous attacherons, dans le cadre de cette intervention, à montrer l’évolution générale du CAP (nombre de spécialité, effectifs, publics) du début des années 80 jusqu’à la réforme de la voie professionnelle en 2009 (période constituant une étape nouvelle pour le déploiement de ce diplôme mais pour laquelle nous manquons encore de recul pour une analyse pertinente ) et de le situer par rapport aux autres diplômes. Une analyse des données par CPC (selon la nomenclature de 2005) nous permettra d’observer l’ancrage plus ou moins fort du CAP dans les différents secteurs professionnels et d’apporter quelques exemples significatifs au travers de l’évolution des intitulés de spécialité, ou de leurs frontières avec d’autres diplômes, de repérer des tendances lourdes de spécialisation ou au contraire de « généralisation ».
A la suite de cette mise en perspective longitudinale, une photographie de la situation des sorties au niveau V selon des ensembles de spécialités de formation pourra être produite à partir de l’enquête génération 2004. Celle-ci permet de rendre compte de la part relative des sorties à ce niveau en regard des poursuites d’études, des raisons données par les élèves à cette fin d’études, et des conditions d’insertions comparée avec les sortants des niveaux supérieurs.

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