BANIA Mélanie

Doctorante en sociologie à l’Université de Limoges

melanie.bania@etu.unilim.fr

Thèse

Titre : « Entre le souci de soi et de la planète, reconfigurations de la parentalité, de la famille et des styles de vie à l’ère de la crise sociale et écologique. »

Co-direction : Stéphane Dorin

Résumé :

Cette thèse s’inscrit dans une sociologie culturelle des transformations familiales où concrètement il s’agit d’étudier une redéfinition des styles de vie, et plus particulièrement comment cette redéfinition se traduit sur les manières d’envisager la parentalité et la famille (nombre d’enfants, styles éducatifs, égalité mère/père ou encore temps pour soi).

En effet, face à une détraditionalisation des modes de « faire famille » – childfreeisme ou malthusianisme volontaire par exemple – et des formes de « faire couple » – trouple, couple décohabitant ou polyamour – on émet l’hypothèse d’une évolution dans l’appréhension de l’institution familiale avec une redéfinition des rôles parentaux et de la place de l’enfant dans le couple et les consciences (fin du règne de l’enfant ou encore parentalité hédoniste).

De même, dans cette logique, seront analysées les façons dont la parentalité et le « faire famille » – entendus comme des réalités plurielles, tant dans leurs définitions que dans leurs modes de fonctionnements – s’adaptent aux nouvelles questions sociétales et environnementales que les styles de vie écologique, minimaliste, frugaliste ou encore individualiste mettent en lumière.

Pour cela, la thèse se déroulera en plusieurs étapes : d’une part, une étude bibliographique et historique sur les évolutions liées à la famille et les styles de vie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (déclin du mariage, développement de la cohabitation hors mariage, hausse des divorces et des naissances hors mariage, baisse de la fécondité, développement des méthodes contraceptives et de l’avortement, aspiration à de nouvelles sexualités ou encore croissance de l’activité féminine salariée) afin d’inscrire ce travail dans le continuum des travaux de la sociologie de la famille ; d’autre part, une étude ethnographique des parents et futurs parents pour saisir finement les styles de vie de ces familles ; et enfin, un travail complémentaire d’exploitation secondaire de données statistiques des enquêtes FECOND (Fécondité, contraception et dysfonctions sexuelles) et ERFI (Etudes des relations familiales et intergénérationnelles) sera réalisé dans une logique de montée en généralité des propos.

 

Mémoires de recherche

2020 : Childfreeisme au féminin et classes sociales. Approche statistique et biographique de l’infécondité volontaire des femmes à travers l’espace social. Mémoire de recherche de Master 2. Direction : Francis Marchan (maître de conférences en sociologie, Université de Limoges), mention très bien.

2019 : Childfreeisme, genèse, « raisons » et pressions : étude d’un forum et approche biographique. Mémoire de recherche de Master 1. Direction : Francis Marchan (maître de conférences en sociologie, Université de Limoges), mention très bien.

 

Valorisation de la recherche

2020 : participation à une interview sur le childfreeisme vert, « Une étudiante de Limoges mène l’une des rares recherches universitaires sur les gens qui ne veulent pas d’enfants », sur Le Populaire (14/01/2020).

2020 : participation à une interview sur le « childfreeisme vert » et les Ginks (Green Inclination No Kid) : « Conheça o Gink: movimento que milita contra a procriação humana para salvar o planeta » sur RFI (27/08/2020).

Communications

2021 : « Childfreeisme au féminin : détraditionnalisation des formes familiales et conjugales », Congrès de l’Association Française de Sociologie (6 au 9 juillet).

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