Colloque « Centenaire du CAP » : Appel à communications

18-20 octobre 2011, à la MSHS de Poitiers

APPEL À COMMUNICATIONS

En partenariat avec : la DEP/Université de Picardie-Jules Verne, Amiens / l’IUFM du Poitou-Charentes, Poitiers

Colloque « Centenaire du CAP. Apprentissages professionnels, certifications scolaires et société »

– Appel à communications complet en pièce jointe appel à communication – colloque centenaire du CAPCall for papers – English version : CFP Intenational Conference Poitiers

(EXTRAITS – EXTRAITS – EXTRAITS – EXTRAITS – EXTRAITS – EXTRAITS)

Plusieurs raisons président à l’attention que le colloque portera au CAP. Ce diplôme sera centenaire en 2011, ce qui dans l’univers des diplômes est relativement rare ; il est par ailleurs peu connu et étudié, alors qu’il a joué (et joue encore) un rôle fondamental dans la formation du salariat d’exécution, ouvriers et employés. Longtemps d’ailleurs, il fut un bien rare, synonyme de qualification professionnelle (Brucy 1998, Maillard, 2008a). Créé en 1911, sous le nom de CCP (Certification de capacité professionnelle), il prendra son appellation contemporaine en 1919, à l’occasion du vote de la loi Astier, qui pose le principe d’une formation professionnelle obligatoire de la jeunesse populaire (Thiercé, 1999 ; Suteau, 2002). Longtemps diplôme régional ou local, relativement atomisé, le CAP a mis du temps à devenir monnaie courante. Ainsi, en 1929, alors que 160 000 jeunes sont inscrits dans les cours professionnels de la loi Astier, seulement 7 000 obtiennent le CAP (Brucy, 1998). Ce diplôme gagnera pourtant progressivement ses lettres de noblesse, notamment sur le marché du travail, au point d’être en 1990 le diplôme le plus souvent cité dans les grilles de classification des conventions collectives (Jobert & Tallard, 1997).

Cette reconnaissance n’a pas empêché les mises en cause, souvent focalisées sur son obsolescence et ses liens avec des métiers en voie de disparition. Le CAP a ainsi plusieurs fois été menacé : en 1966, lors de la création du BEP, diplôme lui aussi de niveau V, mais pensé comme plus polyvalent et d’un meilleur niveau scolaire, et dont la mise en place devait conduire le CAP à rester cantonné dans la voie de l’apprentissage ; en 1985, lors de la mise en place dans les lycées professionnels du baccalauréat professionnel « à moyens constants », c’est-à-dire en fermant des sections de CAP. Ainsi, le taux d’accès d’une classe d’âge au CAP n’était plus que d’1,5 % en 1991, soit dix fois moins que dix ans plus tôt. Alors réfugié presque exclusivement dans l’apprentissage salarié, il se maintient à grand peine du fait de l’élévation par le haut de ce dispositif de formation (Moreau, 2008). Pourtant, le nouveau siècle annonce un nouvel intérêt pour le CAP : suite aux initiatives prises par le ministre Claude Allègre en 1998, il revient dans les lycées professionnels et n’a cessé depuis de reprendre du galon sous l’effet de politiques très volontaristes, contredisant les mesures prises pendant une vingtaine d’années. Aujourd’hui, sur un million d’élèves et d’apprentis formés dans la voie professionnelle (hors Brevet de technicien supérieur ou BTS), près de 300 000 préparent un CAP. C’est désormais son grand concurrent, le BEP, qui est menacé d’effacement par la généralisation de la préparation en trois ans du baccalauréat professionnel. Le CAP se retrouve ainsi au cœur de la réforme de la voie professionnelle engagée en 2007 : il doit former les jeunes qui souhaitent rapidement entrer dans la vie active ainsi que ceux qui n’auront pas le niveau suffisant pour préparer un bac pro, garantir l’accès à des métiers traditionnels ou à des activités en voie de professionnalisation, mais aussi mener plus directement au bac pro qu’auparavant. Outil de gestion des flux scolaires, diplôme de métier, certification intermédiaire à plusieurs bacs pros, diplôme de remédiation scolaire, diplôme à double finalité… il jouit d’une attention particulière de la part du ministère de l’Éducation nationale, qui lui attribue de nombreuses vertus.

– Appel à communications complet en pièce jointe

Références

Pour nous contacter

Recherche

Menu principal

Haut de page