Axe 1 : Processus d’apprentissage et inégalités sociales

Les questions d’apprentissages, d’éducation et de formation constituent le premier des axes structurants de la politique scientifique du laboratoire dans le cadre du prochain contrat quadriennal 2008-2011. Envisagées dans leurs rapports mutuels (apprentissages et éducation, apprentissages et formation, éducation et formation), ces questions sont abordées tant dans leurs dimensions scolaires (pratiques scolaires d’apprentissage, inégalités d’accès aux savoirs, difficultés de scolarisation, pratiques de remédiations institutionnelles, pratiques d’orientations), que du point de vue des parcours professionnels (Insertion et réinsertion dans la vie active, reconversion professionnelle, formation tout au long de la vie, validation des acquis).

De par l’importance qui est la sienne aussi bien dans la définition des destinées sociales des individus que dans la détermination des attributs symboliques de la personne, l’école, et à travers elle les pratiques d’apprentissages scolaires et les inégalités d’accès aux savoirs, occupe une place de choix dans l’étude des rapports sociaux, des conflits de socialisation, des difficultés d’acculturation aux logiques institutionnelles et d’abord scolaires, des processus constitutifs d’une individualité positive ou négative.

Par exemple, si la question des rapports socialement différenciés à la culture légitime dans la production des inégalités sociales a été largement travaillée par la sociologie, le fait de savoir comment ces rapports différenciés se retrouvent concrètement dans les modalités d’apprentissages et d’appropriation des savoirs scolaires mises en œuvre par les élèves, notamment par les élèves en difficulté, reste encore en sociologie un champ d’études largement à explorer qui structure la problématique des recherches.

De même, il convient de mieux saisir les onditions de possibilité, notamment en termes d’apprentissages sociaux, des parcours d’insertion d’individus ayant connu un parcours scolaire chaotique (ruptures scolaires, sorties sans qualification, etc.). Si l’école et les différentes prises en charges institutionnelles de la difficulté scolaire ont toute leur importance dans la saisie des conditions de ces parcours, elle ne constitue cependant qu’un moment dans le processus de socialisation des individus et ne dispose pas du monopole des apprentissages. C’est pourquoi, l’optique de saisir les conditions des parcours tient aussi compte des formes d’apprentissages sociaux non-scolaires qui, réalisées aux différents âges de la vie sous des formes diversifiées, relaient, contrebalancent voire concurrencent la socialisation scolaire.

La prise en compte des modalités différenciées d’acquisition des savoirs, passe en particulier par l’analyse précise des savoirs acquis dans l’exercice du travail concret et des activités professionnelles mais aussi ceux liés à l’expérience sociale dans le quotidien, le bénévolat ou l’engagement dans la vie publique. Se posent alors les questions encore peu explorées de la reconnaissance sociale de ces savoirs (en termes de compétences, de qualification…), de leur validation et de leur certification, entre autres par les institutions scolaires. Ce sont ainsi les tensions et les dissonances, parfois les oppositions, entre des modes d’apprentissage (et au-delà de socialisation) différents et inégalement institués (et à travers eux entre des individus et des groupes sociaux différents), dans le cadre desquels se jouent et se rejouent rapports de domination et inégalités sociales entre les groupes et les individus sociaux, qui sont l’objet ici de l’analyse sociologique. Ce premier axe s’organise pour l’essentiel en trois grandes orientations de recherche.

– Parcours scolaires et parcours d’insertion

– Logique de la compétence, validation des acquis et formation tout au long de la vie

– Formes et processus d’apprentissage

A télécharger

Recherche

Menu principal

Haut de page