Editorial

Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 40 membres à titre principal, 6 membres associés, 18 docteurs et 25 doctorants répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Choukri BEN AYED et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de quatre axes :

– Axe 1 : Education, socialisation, trajectoires

– Axe 2 : Cultures, styles de vie et rapports sociaux

– Axe 3 : Travail, emploi et classes sociales

– Axe 4 : Santé, maladie, handicap

En 2017, le GRESCO a été évalué par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement superieur (HCERES). Le rapport d’évaluation peut être téléchargé ICI

For a presentation of the GRESCO in English, please click here


ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES

– Dans le cadre du Festival Filmer le travail, la Journée d’études « Ce que le numérique fait au travail«  aura lieu le lundi 05 février 2018 à l’Espace Mendès France. Organisée avec le GRESCO (EA 3815) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT), cette journée est gratuite et ouverte à tous avec une pré-inscription obligatoire : inscriptions@filmerletravail.org


VIENT DE PARAITRE

Laurence ELLENA, Pierig HUMEAU, Fanny RENARD (dir.), La reconnaissance à l’oeuvre. Luttes de classement artistique, processus, ambivalence. Limoges, PULIM, 2018.

S’inscrivant dans l’analyse des continuités mais aussi des transformations contemporaines des mondes de l’art, cet ouvrage met l’accent sur les processus de longue durée et les changements historiques des règles du jeu de la reconnaissance. Il explore les modalités de construction de la valeur et la transformation des critères et des formes de classification des œuvres en fonction de différents cadres sociaux, historiques et politiques et pointe le rôle qu’y joue la scène internationale.

L’intérêt porté aux critères de classification de l’excellence artistique permet de souligner les luttes existant entre différents principes de reconnaissance, entre des principes autonomes et hétéronomes de classification des biens culturels.

Enfin, l’ouvrage invite à prêter attention à des œuvres et des genres dominés, ou dont l’identification comme art n’est pas « allée de soi » (bandes dessinées, affiches, cinéma, cirque, littérature best-seller, avant-garde plasticienne, musique populaire, etc.) et souligne l’ambivalence même des reconnaissances acquises. De la sorte, il souhaite rendre tangible le caractère profondément social des critères esthétiques et des modes de production des créations artistiques.


Martine D’Amours, Yanick Noiseux, Christian PAPINOT et Guylaine Vallée, Les nouvelles frontières de la relation d’emploi, dossier du n°72 – 3 (automne 2017) de la revue Relations industrielles/Industrial Relations.

Table des matières

– Martine D’Amours, Yanick Noiseux, Christian Papinot et Guylaine Vallée, « Introduction. Les nouvelles frontières de la relation d’emploi » / »New Frontiers of the Employment Relationship »
– Christian Azaïs, Patrick Dieuaide et Donna Kesselman, « Zone grise d’emploi, pouvoir de l’employeur et espace public : une illustration à partir du cas Uber »
– Maude Choko and Bridget Conor, « From Wellington to Quebec: Attracting Hollywood and Regulating Cultural Workers »
– Urwana Coiquaud et Isabelle Martin, « Entre salariat et indépendance : analyse juridique et économique de la relation franchisé-franchiseur »
– Louise Boivin, « La représentation collective au travail en contexte d’externalisation des services publics d’aide à domicile au Québec »
– Byoung-Hoon Lee and Sophia Seung-Yoon Lee, « Winning Conditions of Precarious Workers’ Struggles: A Reflection Based on Case Studies from South Korea »
– Carole Yerochewski et Diane Gagné, « Quand le droit conforte les stratégies syndicales reproduisant les arrangements institutionnels sources de discrimination systémique »

Le numéro 4 de la revue Images du travail, Travail des images est paru en juin 2017, avec un dossier coordonné par Lucia Candelise, Sylvaine Conord, Nadine Michau et Gilles Remillet, consacré à « La relation soignants/soignés à l’épreuve de l’image ».

À en juger par le nombre croissant des productions audiovisuelles et cinématographiques sur les thèmes de la santé, de la maladie ou de la médecine, force est de constater que les pratiques médicales occupent de nos jours une place importante sur la scène médiatique. Du côté de la fiction, la figure d’autorité du soignant, personnage héroïque au savoir biomédical spécialisé, recèle des ressources scénaristiques inépuisables comme en témoignent, par exemple, les épisodes de la série Dr House (D. Shore, 2004-2012). Mais les failles personnelles du soignant, ses doutes, qu’il soit médecin généraliste (La maladie de Sachs, M. Deville, 1990) ou psychanalyste (In Treatement, H. Levy, 2008-2010) travaillent également les représentations sociales, annonçant en creux une image inversée et critique de la toute puissance du savoir médical, de ses limites techniques et scientifiques et des crises identitaires plus profondes qui traversent le milieu médical actuel. Les mises en scènes d’intrigues autour de la question de la maladie et du soin (Le bruit des glaçons, Blier, 2010) ne manquent pas d’alimenter les préoccupations sociales des patients, désormais récurrentes, autour du droit à l’information médicale, des valeurs et de l’éthique médicale, du traitement des corps dans leurs dimensions biologique, sociale et politique.

Au-delà de cette dramaturgie de l’intime (Remillet 2013), présente dans le cinéma de fiction comme dans de nombreux documentaires – La consultation (De Crecy 2009), Hospital (F. Wiseman, 1970), Les patients (C. Simon, 1989) et Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés (M.A. Roudil, S. Bruneau, 2006) –, rares sont les films réalisés dans une perspective anthropologique et accordant une place centrale aux soins du corps (Michau 2007), à la parole du malade, à celle du médecin ou du thérapeute (Candelise 2013, Remillet 2014). Cependant, que nous apprend de plus que les analyses désormais classiques de l’anthropologie de la maladie et de l’anthropologie médicale un acte médical observé, filmé ou photographié, alors que certaines notions clés telles que illness et sickness (Young 1982, Kleinman 1988 et 1997) ont déjà largement contribué à asseoir ces deux disciplines sur le plan théorique ? Qu’en est-il lorsque les chercheurs en sciences sociales tentent d’approcher la « réalité » des soins à travers des prises de vues, qu’elles soient photographiques ou filmiques ?


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