Présentation du GRESCO

Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 41 membres à titre principal, 11 membres associés, 11 docteur.e.s et 25 doctorant.e.s répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Olivier MASCLET et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de quatre axes :

– Axe 1 : Education, socialisation, trajectoires

– Axe 2 : Cultures, styles de vie et rapports sociaux

– Axe 3 : Travail, emploi et classes sociales

– Axe 4 : Santé, maladie, handicap

En 2017, le GRESCO a été évalué par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement superieur (HCERES). Le rapport d’évaluation peut être téléchargé ICI

For a presentation of the GRESCO in English, please click here


ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES

– Organisé par des doctorant.e.s du GRESCO, le colloque “La fabrique des mémoires” aura lieu les 20 et 21 octobre 2022 à la MSHS de Poitiers. Le programme est présent sur la page du colloque.


VIENT DE PARAITRE

Stéphane VAQUERO, Les ateliers de la domination scolaire, Paris, La Dispute, 2022.

Certains voient dans les dispositifs « par projets » (Travaux personnels encadrés, grand oral, etc.) une possibilité de former les élèves à l’autonomie, de préparer à l’enseignement supérieur ou au monde du travail ; d’autres y voient un moyen d’ouvrir l’école sur des thématiques quotidiennes, d’enseigner « autrement » ou de lutter contre les difficultés scolaires. Mais au-delà des convictions de chacun, on mesure peu les effets scolaires et sociaux de ces dispositifs.

En articulant l’histoire de ces dispositifs, leur mise en œuvre dans les établissements scolaires et le travail quotidien des élèves et des enseignants, Stéphane Vaquero montre le caractère très ambivalent des injonctions contemporaines à l’originalité, à l’autonomie ou à la critique. Même s’ils restent minoritaires dans les emplois du temps, ces dispositifs qui se développent à côté des cours disciplinaires constituent une évolution structurelle des cursus scolaires. L’ouvrage montre comment ces exigences, dès lors qu’elles sont peu cadrées par les savoirs scolaires, peuvent paradoxalement nourrir les formes contemporaines de distinction culturelle et de domination scolaire qu’elles sont censées amoindrir.


Sophie Orange, Fanny RENARD, Des femmes qui tiennent la campagne, Paris, La dispute, 2022.

Face au retrait de l’État social des campagnes, une « bande de femmes » participe à tenir les services essentiels : petite enfance (assistantes maternelles, ATSEM), enfance (auxiliaires de vie scolaire, enseignantes), grand âge (aides à domicile, aides-soignantes). Face à la disparition des cafés et des lieux de sociabilité traditionnels, une armée de réserve de bénévoles au féminin s’engage dans l’animation des associations et des institutions locales : bibliothèques municipales, associations de parents d’élèves, clubs sportifs, casernes de pompiers, etc.
Face à la fermeture des commerces de proximité, quelques professions résistent malgré tout dans les communes, comme les coiffeuses et esthéticiennes. Et si elles tiennent la campagne, c’est que des institutions locales comme l’école, les missions locales, les entreprises ou encore les collectivités territoriales n’ont pas intérêt à ce qu’elles la quittent.
Appuyé sur une enquête par entretiens auprès de jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans, ce livre donne à voir leur contribution au dynamisme des villages, à la solidarité intergénérationnelle et au marché du travail en zone rurale, mais encore des ressources qu’elles déploient pour résister aux dominations sociales et masculines.


Joachim BENET et Séverine DEPOILLY (dir.), Inégalité de genre dans l’enseignement et la formation professionnels, Presses Universitaires du Septentrion, 2022, 256 p.

L’enseignement et la formation professionnels forment chaque année des jeunes femmes et des jeunes hommes en lycée professionnel, en centre d’apprentis et dans le supérieur. Mais qui forme-t-on à quoi ? Comment se distribuent femmes et hommes dans l’enseignement et la formation professionnels ? Quelles conditions de formation s’imposent aux unes et autres ? Si ces segments du système de formation sont des observatoires privilégiés des inégalités entre les sexes en train de se faire, ils permettent aussi de saisir comment et à quelles conditions ces inégalités peuvent se déplacer, se renouveler, se transformer.

À la croisée d’une sociologie de l’éducation, de la formation et du travail, les contributions permettent de comprendre les processus par lesquels opère la reproduction des inégalités entre les sexes. Analyser la place des femmes et des hommes en formation, c’est aussi s’intéresser aux changements, à celles et ceux qui tentent de résister, de s’émanciper des places auxquelles on les assigne, des rôles qu’on leur attribue. Cet ouvrage propose de se saisir de ces questions à partir d’enquêtes sociologiques et historiques récentes, dans les contextes de formation français et suisses.


Actualités