Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 34 membres à titre principal, 11 membres associés, 20 docteurs et 24 doctorants répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Choukri BEN AYED et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de trois axes :

– Axe 1 : Trajectoires et certifications

– Axe 2 : Professionnalisation, expertises et réformes

– Axe 3 : Culture, territoires et inégalités


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ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES

– « Regards croisés sur la socialisation : contextes, générations, ethnicisation ». Journées d’études organisées les 7 et 8 décembre 2017 par le GRESCO à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Limoges.

– « Vous avez dit « populaire » ? » : colloque organisé les jeudi 11 et vendredi 12 janvier 2018 par le CERLIS, le CENS, le CMH et le GRESCO. Ce colloque vient clore la recherche sur « le populaire aujourd’hui » soutenue par l’ANR (2014-2018).


VIENT DE PARAITRE

Maxence LAMOUREUX, Les cinéastes animaliers. Enquête dans les coulisses du cinéma animalier français, Paris, L’Harmattan (coll. « Logiques sociales »), 2017.

En 2006, le documentaire animalier La Marche de l’Empereur, reçoit l’Oscar du meilleur documentaire, sacrant ainsi une décennie d’une prolifique production française. La même année, les premiers étudiants de l’Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute reçoivent leurs diplômes pour une formation de deuxième cycle universitaire. Le film animalier fut aussi un des principaux arguments de vente de certaines chaînes de télévision privées à partir du milieu des années 1980 et fut un des acteurs importants de leur développement. Ainsi le film animalier est un genre vivant, populaire, intégré à la culture occidentale et reconnu à travers son sujet principal : la faune sauvage. Pour tourner et réaliser ces oeuvres, des travailleurs de l’image, les cinéastes animaliers, se sont spécialisés. Pour la première fois, une enquête propose de découvrir le film animalier en France à travers son histoire, sa culture et l’expérience humaine de sa création.


Le numéro 3 de la revue Images du travail, Travail des images est paru en mars 2017, avec un dossier coordonné par Michaël Meyer et Christian Papinot, consacré au « Travail des images dans la démarche de recherche. Analyse réflexive et compréhension de l’objet ».

Produire et/ou utiliser des images dans les démarches de recherche sur les mondes du travail sont des voies d’accès à la connaissance qui se développent dans le champ des sciences sociales. Pour autant les débats contemporains en matière d’enquête avec des images ont été jusque-là plus prompts à en souligner les bienfaits méthodologiques intrinsèques (réels ou supposés) qu’à débattre de leurs implications épistémologiques sur les conditions de production des données de l’enquête. Les apports méthodologiques des images, aussi essentiels soient-ils, laissent cependant en suspens un certain nombre de points aveugles sur l’épistémologie de la démarche de recherche, sur le statut des données d’enquête ainsi produites, sur la relation d’enquête comme relation sociale, ou plus généralement sur les conditions de validité scientifique des assertions produites à partir des images. Entre un pôle minimaliste qui réduit l’image à une fonction d’« llustration » de l’objet – voire d’aide-mémoire à la description – et un pôle maximaliste de la pratique photographique comme « facilitateur inconditionnel » du travail de terrain, y a-t-il une juste place aujourd’hui pour un usage raisonné (donc critique) de l’image (fixe ou animée) dans la démarche de recherche ?

Ce troisième numéro d’Images du Travail, Travail des Images propose des analyses réflexives des situations d’enquête produites avec l’utilisation des images fixes ou animées. Photographier ou filmer sur le terrain, tout comme utiliser des images pour susciter de la production de données d’enquête, n’est ni neutre ni sans conséquence sur le mode de questionnement ou la dynamique de la recherche. Les articles réunis dans ce dossier proposent tous d’entrer dans cette discussion sur ce que faire des images fait à l’enquête. Pour cela, ils interrogent différents moments et modalités de frottements aux « mondes du travail » enquêtés dans la temporalité de la démarche de recherche avec les images : lors de la phase de négociation et d’entrée sur le terrain ; dans les relations d’enquête nouées sur la durée entre chercheurs et travailleurs photographiés/filmés ; lors du montage des séquences filmées ; lors de l’analyse des données visuelles produites.


Wenceslas LIZÉ et Fanny RENARD (dir.), “Cultural consecration and legitimation – modes, agents and processes”, dossier du n° 58 de la revue Poetics. Journal of Empirical Research on Culture, the Media and the Arts, 2016.

Au sommaire :

– Wenceslas Lizé, “Cultural consecration and legitimation–Modes, agents and processes”
– Gisèle Sapiro, “The metamorphosis of modes of consecration in the literary field: Academies, literary prizes, festivals”
– Marie-Pierre Pouly, “Playing both sides of the field: The anatomy of a ‘quality’ bestseller”
– Wenceslas Lizé, “Artistic work intermediaries as value producers. Agents, managers, tourneurs and the acquisition of symbolic capital in popular music”
– Marco Solaroli, “The rules of a middle-brow art: Digital production and cultural consecration in the global field of professional photojournalism”
– Karim Hammou, “Mainstreaming French rap music. Commodification and artistic legitimation of othered cultural goods”
– Vaughn Schmutz, “Commercialization and consecration: Media attention to popular music in the US and the Netherlands, 1975–2005”


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