Présentation du GRESCO

Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 40 membres à titre principal, 6 membres associés, 18 docteurs et 25 doctorants répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Choukri BEN AYED et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de quatre axes :

– Axe 1 : Education, socialisation, trajectoires

– Axe 2 : Cultures, styles de vie et rapports sociaux

– Axe 3 : Travail, emploi et classes sociales

– Axe 4 : Santé, maladie, handicap

En 2017, le GRESCO a été évalué par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement superieur (HCERES). Le rapport d’évaluation peut être téléchargé ICI

For a presentation of the GRESCO in English, please click here


Motion du Gresco concernant l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants hors Union Européenne

21 décembre 2018

Le Gresco dénonce fermement la décision gouvernementale du 19 novembre dernier d’augmentation des droits d’inscription universitaire pour les étudiants hors Union Européenne. Cette décision est aberrante et scandaleuse. Elle nie toute idée d’ouverture et de rayonnement de l’université française, idée qui est consubstantielle à ses missions fondamentales et à laquelle la communauté universitaire est viscéralement attachée. Les logiques de clôture ou de sélection par l’argent sont contraires au projet que nous portons. Les étudiants hors Union Européenne ne peuvent être considérés comme des surnuméraires ou comme un poids financier à supporter : ils sont tout au contraire ce qui permet à l’université d’enrichir sa pensée, de s’ouvrir et de progresser. Réduire de façon draconienne leur place dans l’université française, c’est contribuer à l’affaiblir sur tous les plans : humaniste, intellectuel et institutionnel. Cette décision marque une régression politique sans précédent. C’est pourquoi nous en demandons le retrait immédiat.


ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES

Une nouvelle journée d’études du GRESCO aura lieu cette année le 27 mai 2019, salle Crozet, Hôtel Berthelot, 24 rue de la chaine à Poitiers. Des membres du laboratoire y présenteront leurs recherches.


VIENT DE PARAITRE

Séverine DEPOILLY, Séverine Kakpo, La différenciation sociale des enfants. Enquêter sur et dans les familles, Presses Universitaires de Vincennes, « Culture et société », 2019.

Comment se construisent les dispositions sociales des enfants ? L’ouvrage apporte des éléments de réponse en centrant l’attention sur les familles et sur les processus par lesquels se construit la différenciation sociale de l’enfance.

Alors même qu’elles sont considérées comme centrales pour comprendre les trajectoires scolaires des enfants et les mécanismes de production des inégalités scolaires et sociales, les formes et les modalités concrètes de la socialisation familiale ont le plus souvent été postulées ou déduites soit de la position et des pratiques sociales des parents, soit de la situation et des habitudes scolaires des enfants. Cet ouvrage entend contribuer à ouvrir la « boîte noire » que constitue la famille, en portant la focale sur les processus concrets de construction familiale des dispositions sociales enfantines.


Mona Granato et Gilles MOREAU (dir.), « L’apprentissage en Allemagne face à ses défis », dossier de la revue Formation emploi, n°146, 2019.

  • Mona Granato et Gilles Moreau, Introduction. « Les défis de l’apprentissage en Allemagne »
  • Harald Pfeifer, Gudrun Schönfeld et Felix Wenzelmann, « Former des apprentis en entreprise : un enjeu de responsabilité sociale ? »
  • Anke Bahl, « Le/la formateur·rice : une position fragile. Étude de cas de grandes et moyennes entreprises, en Allemagne »
  • Agnes Dietzen et Tanja Tschöpe, « Les compétences sociales dans la formation par apprentissage en Allemagne : l’enseignement professionnel fondé sur les compétences »
  • Clément Brébion, « L’apprentissage, un meilleur « rendement » professionnel en France qu’en Allemagne »
  • Nadine Bernhard, « Répondre aux besoins des diplômés de l’enseignement professionnel allemand : vers une perméabilité institutionnelle ? »
  • Sophie Iffrig, « L’apprentissage transfrontalier France/Allemagne, à l’aune de l’action publique locale alsacienne »
  • Olivier Giraud, « Postface. Des modèles institutionnels comme des pop stars : (Re)connaître le système allemand de formation cinquante ans après »
  • Isabelle Le Mouillour, « Postface. France-Allemagne : comparaison n’est pas raison »
  • Béatrice Reggio, « Bibliographie »

L. Bodiou, L. GAUSSOT, F. Chauvaud, M.-J. Grihom, L. Laufer, B. Santos (dir.), On tue une femme – Le féminicide : histoire et actualités, Paris, Hermann, 2019.

Dans l’immense majorité des sociétés, passées comme présentes, les femmes font l’objet de maltraitances avérées, de traitements iniques, et sont élevées dans une culture de l’infériorité. Les violences exercées contre elles, du mariage forcé aux coups répétés, sont des violences de genre qui induisent une sorte de banalité, voire d’impunité, conduisant au crime de sang. Le féminicide est un crime de haine contre les femmes en raison de leur sexe, pour ce qu’elles sont ou ce qu’elles représentent.
Du continent asiatique auquel les filles « manquent » à l’Amérique du Nord, en passant par les pays européens qui tentent de légiférer ou des pays d’Amérique latine qui ont fait figurer la notion de féminicide dans leurs législations nationales, sans oublier l’Afrique et les organisations internationales, une prise de conscience s’est fait jour : le féminicide est un fléau universel et l’un des défis majeurs des sociétés du XXIe siècle.
On tue une femme est un ouvrage pour dénoncer l’insoutenable et un outil permettant de penser, de comprendre et d’agir contre les féminicides.


 

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