Présentation du GRESCO

Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 40 membres à titre principal, 6 membres associés, 18 docteurs et 25 doctorants répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Choukri BEN AYED et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de quatre axes :

– Axe 1 : Education, socialisation, trajectoires

– Axe 2 : Cultures, styles de vie et rapports sociaux

– Axe 3 : Travail, emploi et classes sociales

– Axe 4 : Santé, maladie, handicap

En 2017, le GRESCO a été évalué par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement superieur (HCERES). Le rapport d’évaluation peut être téléchargé ICI

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VIENT DE PARAITRE

Numéro 10 de la revue Images du travail/Travail des images, février 2021.

Ce numéro comprend un dossier intitulé « La fiction au travail », coordonné par Pascal Cesaro et Pierre Fournier. Il comprend également deux articles en varia, un « Grand entretien » et plusieurs articles dans les rubriques « Un œil, une image » et « Comptes rendus ».

Depuis les débuts du cinéma, les images animées servent à raconter des histoires inventées, des fictions, autant qu’à livrer des chroniques du réel. La magie du cadrage, des jeux d’échelles, du montage fournit des possibilités formidables pour donner corps à des fictions produites par l’imagination autant que la caméra peut tenter de répliquer le réel avec détails dans un projet documentaire soucieux d’authenticité. À première vue, seul le second usage de l’image intéresse les sciences sociales. Ce numéro thématique explore les possibilités de recherche et de formation à la recherche au moyen d’images de fiction (cinéma, télévision ou Web).


Hugo DUPONT, Déségrégation et accompagnement total. Sur la progressive fermeture des établissements spécialisés pour enfants handicapés, Presses universitaires de Grenoble, 2021, 216 p.

La déségrégation des enfants handicapés issus d’établissements spécialisés et leur intégration au sein de l’école ordinaire ont-elles un effet sur la perception et la place du handicap dans notre société ?

Chaque rentrée est l’occasion pour les ministres de l’Éducation nationale successifs de rappeler leur souhait de voir les enfants handicapés profiter d’une inclusion au sein de l’école ordinaire. Dans ce but, la circulaire du 2 mai 2017 a planifié la fermeture progressive des établissements spécialisés du secteur médico‑éducatif pour les enfants handicapés. Peut-on dire qu’il s’agit à proprement parler d’une politique d’inclusion de ces enfants en milieu ordinaire qui participe d’une désinstitutionnalisation du handicap ?

Hugo Dupont s’empare de l’actualité de la réforme, interroge les professionnels, les enseignants, les parents pour comprendre les enjeux qui se cachent derrière cette promesse de déségrégation et d’inclusion présentée comme un nouveau régime de protection sociale des enfants handicapés.


Sophie Béroud, Martin THIBAULT, En luttes ! Les possibles d’un syndicalisme de contestation, Raisons d’agir, mars 2021, 224 p.

Le mouvement des Gilets jaunes, d’abord éloigné des syndicats, est un révélateur inattendu de leurs difficultés. Englués dans le « dialogue social », incapables de faire plier les gouvernements successifs, pris dans des enjeux de rivalités internes, ils peinent à élargir leur base sociale et à peser sur les mobilisations.
Depuis près de trente ans une organisation, les SUD, devenus Solidaires, développe pourtant des pratiques plus horizontales et démocratiques et affirme le retour d’un syndicalisme de contestation. Elle rencontre toutefois des obstacles imprévus : comment avoir du poids institutionnel sans s’institutionnaliser ? Comment réussir à servir davantage les intérêts immédiats des salariés sans devenir des professionnels du syndicalisme et en rabattre sur la radicalité du combat ?
Pour éclairer ces transformations profondes, ce livre s’appuie sur une enquête sociologique au long cours qui retrace l’enthousiasme et l’âpreté de parcours militants en les resituant dans les grands mouvements sociaux des vingt dernières années. Au-delà du cas de Solidaires, il témoigne de la capacité des organisations syndicales, confrontées à un monde du travail de plus en plus fragmenté et dérégulé, à rendre aux conflits salariaux un rôle moteur et œuvrer ainsi à des revendications plus larges d’émancipation et de transformation politique.


 

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