Présentation du GRESCO

Le GRESCO, Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie de l’Université de Poitiers et de l’Université de Limoges.

Reconnu Equipe d’Accueil en janvier 2008, le GRESCO réunit les sociologues, hier rattachés au SACO (Université de Poitiers) et au GRESOC (Université de Limoges). Il regroupe aujourd’hui 40 membres à titre principal, 6 membres associés, 18 docteurs et 25 doctorants répartis sur les sites de Poitiers et Limoges.

Le GRESCO est co-dirigé par Choukri BEN AYED et Christian PAPINOT.

Le GRESCO développe un projet scientifique autour de quatre axes :

– Axe 1 : Education, socialisation, trajectoires

– Axe 2 : Cultures, styles de vie et rapports sociaux

– Axe 3 : Travail, emploi et classes sociales

– Axe 4 : Santé, maladie, handicap

En 2017, le GRESCO a été évalué par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement superieur (HCERES). Le rapport d’évaluation peut être téléchargé ICI

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ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES

– Dans le cadre du Festival Filmer le travail, la Journée d’études « Travailler dans et autour de l’école aujourd’hui : entre réformes et «crises»«  aura lieu le 24 juin 2021 à la Maison des Étudiants de l’Université de Poitiers. Elle est avec le GRESCO (EA 3815) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

– La journée d’études du Gresco Poitiers-Limoges « Domination – résistance – émancipation » aura lieu le 24 septembre 2021 à la MSHS de Poitiers

 


VIENT DE PARAITRE

Pierig HUMEAU, A corps et à cris. Sociologie des punks français, Paris, CNRS Editions, 2021, 368 p.

Crêtes multicolores, vestes à clous, pantalons issus de surplus militaires, bouteilles de bières entassées, No Future, voix et musique saturées rythmant le pogo d’une foule bariolée : le mot « punk » charrie à lui seul son lot d’images toutes faites. Par-delà les clichés, comment ce style musical venu de New-York et de Londres s’est-il implanté en France ? Si le mouvement punk connaît son âge d’or dans les années 1980, avant d’être supplanté sur la scène médiatique par d’autres musiques contestataires, il n’en demeure pas moins prégnant dans certains espaces sociaux et géographiques. Mais qui devient punk ? Où ? Comment ? De quelle vision du monde cette musique est-elle le vecteur ? En quoi est-elle aussi un mode de vie, placé sous le signe du Do It Yourself, qui offre un point de vue décalé sur la société française et ses évolutions ?
Pour comprendre les multiples facettes du punk et retracer son histoire, cette enquête au long cours mobilise tous les outils de la sociologie : observation participante, analyses statistiques, entretiens et suivi dans la durée de nombreuses trajectoires individuelles d’amateurs comme de musiciens. Ouvrant les portes d’un monde à part, elle parvient de la sorte à reconstituer les logiques sociales expliquant la genèse, l’organisation et la persistance d’une musique qui est aussi un style de vie.


N° 88 de la revue AGORA Débats/Jeunesses, 2021. Dossier « Étudiants en mobilité internationale : s’installer en France ou rentrer au pays ? » coordonnée par Henri ECKERT et Jean-Luc Primon

Venus en France pour y poursuivre leurs études supérieures, les étudiants en migration internationale sont censés retourner dans leur pays après l’obtention de leur diplôme. S’il en va ainsi pour une grande part d’entre eux, une autre part, non négligeable, tend à prolonger son séjour puis à rester sur place, parfois définitivement : pour quelles raisons ? La question du « pourquoi » mérite d’être posée mais également celle du « comment ». Si les raisons de s’installer en France sont multiples, nous verrons, en lisant ce dossier, comment, au fil de leur séjour, nombre d’étudiants et d’étudiantes s’habituent à vivre en France alors que leurs liens avec leur pays d’origine se distendent…


Choukri BEN AYED (dir.),  Grande pauvreté, inégalités sociales et école. Sortir de la fatalité, préface de Philippe Joutard, Berger Levrault, 2021, 256 p.

Trois millions d’élèves ont des parents pauvres : soit 1 jeune sur 5 !

Comment bien apprendre lorsqu’on est mal logé ? Que l’on porte des vêtements mal adaptés à la saison ? Que l’on n’a pas pris de petit déjeuner ? Que l’on est mal soigné ? Que l’on ne peut pas partir avec les copains en voyage scolaire ? Quand on vit dans un logement surpeuplé ou insalubre ?

Les conditions d’enseignement au moment du confinement ont mis en lumière les écarts sociaux face aux apprentissages et au suivi de scolarité. Les inégalités sociales ont massivement fait leur retour dans l’analyse de la « continuité pédagogique ». Or, l’école, supposée proposer des correctifs, creuse les inégalités et ne parvient pas à lutter contre les déterminismes.

Cet ouvrage original réunit des contributeurs d’horizons variés. S’il se veut réaliste dans ses constats parfois sombres, il vise à montrer ce que font positivement les acteurs éducatifs. Il veut amener le lecteur vers la possibilité d’une école plus humaniste et plus égalitaire.

Il pose d’abord les éléments de cadrage et propose au lecteur un ensemble de données statistiques et historiques sur la situation de l’école française en matière d’inégalités.

Puis, il ouvre des perspectives concernant les facteurs de réussite à partir d’exemples concrets de terrain et donne à voir des pratiques porteuses de belles réussites. Fatalité, j’efface ton nom !

Enfin, il explique comment vaincre les résistances à l’intérieur du système éducatif, en changeant les représentations des enseignants face aux élèves défavorisés, en luttant contre les stéréotypes et en déjouant les stratégies de non-mixité sociale des parents de milieux aisés. Le regard que l’on porte sur les enfants des milieux populaires est déterminant dans les ressorts d’une réussite scolaire digne et respectueuse du pacte républicain.


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